Notre mission

Le marais de Kajugu à Burhale.

Le Comité Anti-Bwaki est une organisation non confessionnelle et pluraliste. Sa mission, telle que reprise dans les textes juridiques, c’est de « contribuer à la lutte contre le kwashiorkor, sa prévention, et de participer à toute action en faveur de l’enfance ». Cette mission a évolué, en s’adaptant au contexte soco-économique dans lequel évolue l’enfance.

En tant qu’organisation locale de développement à la base, le Comité Anti-Bwaki vise l’amélioration des conditions de vie des populations dans les villages par : a). Le soutien à la production agropastorale et la promotion de la sécurité alimentaire, b). La mise en place des infrastructures de base dans les villages (eau potable, amélioration de l’habitat, électrification villageoise, routes locales,…) dans les agglomérations rurales ; c). L’accroissement du revenu des ménages, par l’appui aux initiatives génératrices de revenu et par la promotion de l’entreprenariat local et la création de l’emploi dans les villages, d). La formation générale et technique en faveur des leaders paysans, les dirigeants des organisations villageoises et les chefs locaux ; e). L’éducation à l’environnement, à l’hygiène et à la salubrité publique.

Le rayon d’action du CAB est principalement la région montagneuse du Sud-Kivu, avec les Territoires de Kabare, Walungu, Kalehe, Idjwi, Mwenga ainsi que la Ville de Bukavu. Cette région est parmi les plus densément peuplées du Congo, avec plus de 3.000.000 d’habitants, et des densités rurales dépassant les 350 habitants au km².

Cinq domaines constituent les priorités d’intervention du CAB :

L’animation au développement

Le CAB organise des séminaires des formation au développement en faveur de ses partenaires de base.

L’animation au développement constitue le fondement de l’action du CAB. Elle passe par l’appui à l’organisation et à la consolidation des structures et initiatives de développement à la base, la formation des animateurs locaux, la conscientisation aux valeurs citoyenne et à la responsabilité civique,…

Chaque année, le CAB organise des formations à l’intention des responsables des groupes, des leaders paysans et des chefs locaux, dans divers thèmes techniques (techniques agropastorales, environnement et ressources naturelles, aménagement des sources et maintenance des ouvrages d’eau, production des plants de reboisement, transformation des produits, aménagement et gestion du terroir, organisation et gestion coopérative, …) et généraux (conduite et gestion des groupes, gestion des ressources, droits des producteurs, autopromotion, genre, responsabilités des chefs locaux, …).

Les infrastructures de base

Réhabilitation et construction des infrastructures d’approvisionnement en eau potable dans le bushi.

Les infrastructures rurales constituent une des grandes priorités de l’action du CAB. Il s’agit principalement des ouvrages d’eau potable, de l’habitat, de l’énergie, des routes locales, des infrastructures socio-sanitaires et socio-économiques,…

Au niveau de l’habitat, le CAB accompagne les CAH (Commissions d’amélioration de l’habitat) mises en place dans les Comités de développement, par la mise à disposition d’un fonds rotatif constitué des tôles et par la formation sur la gestion des opérations d’affectation et de restitution des tôles.

Le CAB soutient les efforts de réhabilitation des routes de desserte agricole et d’ouverture de nouveaux tronçons routiers menés par les communautés, avec l’appui des chefs locaux.

Le CAB intervient dans la réhabilitation et la construction des bâtiments et locaux des écoles et des formations médicales, y compris leur équipement en matériel et mobilier dans le cadre des programmes spécifiques.

La production agropastorale et la sécurité alimentaire

Introduction réussie de la riziculture irriguée dans le bushi, source de nourriture et de revenu pour les familles.

Le « Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu d’altitude » organisé par le CAB, en Novembre 1979 avait recommandé stigmatisé les causes de la malnutrition qui sévit dans la région, à savoir : la baisse continuelle de la production vivrière consécutive à la surexploitation des sols, aux érosions, à la surpopulation inquiétante, à l’absence des services d’encadrement des paysans. Il avait recommandé des actions spécifiques.

Le CAB appuie,  un vaste programme agricole axé sur le reboisement et la vulgarisation (agroforesterie, lutte anti-érosive, semences améliorées, fertilisations des sols, intégration agriculture-élevage).

Chaque année, les Comités de développement appuyés produisent entre 800.000 et 1.000.000 plants de reboisement. Ils réalisent des haies anti-érosives et pratiquent des techniques culturales en vulgarisation.

L’accroissement du revenu des ménages

Le CAB dispense des formations en activités génératrices des revenus à ses partenaires locaux dans le souci d’accroitre leurs revenus.

Le CAB œuvre pour la promotion féminine et l’accroissement du revenu familial. Il appui les initiatives d’allègement des charges de la femme et au niveau de la famille (introduction des alternatives de transport des charges, de transformation des produits), l’entreprenariat au niveau des femmes, de ménages et des jeunes (appui aux initiatives génératrices de revenu, le petit commerce, la production artisanale, accès au crédit pour la production et la création d’emploi,…).

Il organise également la formation la formation technique et sociale en faveur des femmes, des jeunes, dans l’approche due genre et l’accès des femmes et des jeunes au moyens économiques.

 

L’éducation à l’environnement

Les bêtes en provenance des pays voisins qui errent dans nos milieux sans contrôle propagent des maladies jusque là inconnues chez nous.

Le CAB met en œuvre de vastes programmes de protection de l’environnement axés sur le reboisement et la reforestation, la lutte anti-érosive dans les champs et la protection des sols, l’éducation des populations aux meilleures pratiques agricoles et à l’hygiène,…

Depuis 1987, le CAB mène des actions de lutte anti-érosive, de reboisement et d’agroforesterie dans les villages, en collaboration avec les comités de développement et les chefs locaux.

Le CAB mène également des campagnes d’éducation sur l’hygiène et la salubrité publique au niveau des villages. Il accompagne la mise en place et l’action des Brigades d’eau, hygiène et environnement dans les Groupements, ainsi que les efforts d’adoption des latrines adéquates, des fosses à ordures, de fertilisation organique, des foyers économiques, et de gestion rationnelle des bas-fonds, des rivières et sources, de lutte contre les produits polluants et/ou non biodégradables, …

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