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Les membres des BEHAE, en particulier les Chefs de Groupement, ont effectué des visites dans les villages pour s’assurer que les mesures d’hygiène et de salubrité prises en collaboration avec les Comités de développement, et communiquées aux ménages, étaient respectées.

Au cours de l’année, 24.334 latrines convenables (avec murs en briques, terre battue ou planches, toiture et couvercle) ont été construites. Les ménages ont aménagé 36.297 fosses à ordures et 2.365 familles ont utilisé des foyers améliorés.

La propreté autour des sources et au niveau des bornes-fontaines étaient assurée par les utilisateurs de ces ouvrages.

Quatre faits ont fait objet de dénonciation au niveau de la population et des instances locales au cours de l’année : il s’agit des feux de brousse, de la circulation des vaches sur les routes, de la vente des braises et des déchets en provenance de la ville de Bukavu qui sont déposés dans certains villages.

Un engagement a été pris par les Chefs locaux pour le contrôle et des sanctions en vue de juguler la pratique des feux de brousse. Des mécanismes de suivi sur les collines et les espaces pâturables doivent être harmonisés au niveau de chaque Groupement, y compris la sensibilisation de la population face à ce fléau.

Le spectacle journalier des colonnes des vaches en provenance des pays étrangers qui sillonnent les routes constitue un réel danger pour les automobilistes et pour l’élevage local.

Depuis 2014, le CAB porte ce phénomène à l’attention des autorités et des services publics, car ces vaches véhiculent des maladies qui affectent aussi bien le cheptel local que les personnes. Malheureusement le fait que leurs propriétaires paient des taxes et qu’il y a, parmi eux, des personnes haut placées, ne permet pas de mettre fin à cette situation.

Ailleurs les bêtes sont transportées d’une zone à une autre dans des véhicules spécialisés.

Un autre phénomène inquiétant dénoncé au cours de cinq dernières années, c’est l’abattage incontrôlé des arbres et la carbonisation. Chaque semaine, des dizaines des camions déposent de la braise en ville de Bukavu et sur les marchés périphériques. Le marché de la braise est à la base de l’abattage incontrôlé des arbres ; les forêts et les boisements disparaissent, avec les conséquences que cette situation entraîne sur le plan de l’environnement et du changement climatique.

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Malheureusement le rythme de coupe de bois et de déforestation s’accentue chaque jour davantage à cause de l’absence d’alternatives durables d’énergie aussi bien en ville que dans les villages.

Depuis l’année 2015, les villages de Mudusa, Muku, Buhanga et Cidaho sont transformés en dépotoirs accueillant les déchets en provenance de Bukavu, sur décision des autorités urbaines. Ces déchets sont déversés en désordre, sans aucun tri et sans recyclage le long des routes et dans les boisements, à l’air libre. A part les fortes odeurs qu’ils dégagent et les mouches qui s’y rabattent, ces déchets sont charriés vers les rivières et les sources d’eau, mettant en danger la vie des populations. A Cidaho, la marche pacifique de la population et la barricade érigée sur la route Bukavu-Mwenga n’ont pas suffi pour faire réfléchir les autorités.

Hygiène et assainissement
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