Réservoir au Bwami à Lurhala. Volume : 30m3

Dans le cadre d’améliorer les conditions d’hygiène et d’assainissement afin d’assurer la diminution des maladies hydriques, le CAB a réalisé une adduction d’eau potable à Lurhala par l’appui financier MISEREOR. L’adduction dessert : l’aire de santé de Lurhala qui compte environ 12.145 personnes en général, reparties en 15 villages :Mumbiri, Karambi, Bukalye 1, Bukalye 2, Birhendezi, Buganda 1, Buganda 2 (bénéficiaires directs) , Burhezi, Buntwe, Bongwa, Cibandiko, Ibuye, Isimbu, Karhambi, Karhundu, et Narubuye (bénéficiaires indirects) ; 571 ménages et 7 institutions dont une école secondaire, une école primaire, le centre de santé et le secteur catholique.

Les travaux ont consisté à :

  • Au captage de trois sources d’eau potable (Kajabu I, II et III) à Mumbiri dans le groupement de Lurhala,
  • A la construction d’un bac de 1 m³ et d’un réservoir de 30 m³,
  • Au raccordement de 12 bornes fontaines avec 7 434 m de tuyauterie,
  • Mise en place d’un comité de gestion de 7personnes dont 2femmes et une équipe de maintenance de 3 personnes,
  • Une séance de formation axée sur la gestion et maintenance du réseau et la formation sur le tas pour l’équipe de maintenance.
  • L’introduction à l’approche ASUREP.
Formation des membres du comité de gestion et de maintenance de l’adduction Mumbiri/Lurhala

Les activités sur ce réseau ont été réalisées sur based’uneconvention signée entre le CAB, les BEHAE et le CD pour définir les tâches des parties prenanteslors de l’exécution des travaux.Cette convention détaille les travaux que va exécuter le CAB et l’apport local des bénéficiaires du projet.

Le Comité Anti-Bwaki a contribué à la fourniture des matériaux non disponibles localement (ciment, tuyaux, fer à béton, etc.) ainsi qu’aux prestations techniques pour l’ensemble des travaux de construction. La population quant à elle et dans le cadre de la participation locale a contribué avec les matériaux disponibles localement : moellons : 23m3, sable : 17m3, gravier : 8m3, sticks : 170pieces, euphorbes : 70fagots, pelouse : 30panniers, Briques : 5500pieces, une main d’œuvre de 1664 hommes/jour pour le creusage, le déblayage et le remblayage des tranchées ainsi que le transport des matériaux jusqu’au site de travail, pouvant être évalués à 7012$.

  • Effets/ Impacts:
  • La réduction des maladies hydriques,
  • La proximité des familles aux lieux de puisage qui épargnent aux femmes et aux enfants les corvées d’eau,
  • Le nombre d’accouchement a augmenté au centre de santé et est passé de 20 à 40 cas le mois : les femmes préféraient aller accoucher dans d’autres centres de santé ou même rester à la maison qu’aller au centre de santé le plus proche mais qui n’a pas d’eau.
  • Diminution des cas des maladies uro-génitales qui étaient causées par une eau sale car certaines familles se lavaient encore à la rivière.
  • Observations :
  • Appropriation du projet par les bénéficiaires définie par une stratégie de mobilisation de la main d’œuvre aux travaux communautaires et la contribution des bénéficiaires à l’approvisionnement des matériaux sur le site (moellons, sable,  gravier, sticks, euphorbe, pelouse, briques, mains d’œuvre, planches).
  • Faible implication des chefs locaux et des bénéficiaires dans la gestion des ouvrages d’eau et dans la mobilisation des fonds pour assurer la bonne gestion des ouvrages.
  • Tarissement de certaines sources, conséquences des tremblements de terre et réchauffement climatique,
  • Fuites observées au captage de certaines sources,
  • Manque de professionnalisme des Comités de gestion défini par le non-respect des réunions du CG et activités de gestion et de la maintenance.
  • Raccordements sauvages sans tenir compte des normes techniques.
Les sources continuent à tarir dans nos villages, cas d’une source à dans le groupement de Bushumba ; l’un des effets du changement climatique.

Suivi et maintenance des ouvrages hydrauliques

Dans le cadre du suivi des activités, le CAB, a fait le suivi des travaux antérieurs pour s’assurer de l’état actuel des ouvrages d’eau et infrastructures rurales mis en place, donner des conseils techniques pouvant permettre à garantir la pérennité des ouvrages et aider les Comités de gestion et ASUREP (Association des Usagers des Réseaux d’Eau Potable) à sensibiliser les bénéficiaires sur leur gestion (cotisation et entretien)et sur tout entreprendre des actions de protection de bassins versants surplombant les aires de captage des sources par le reboisement.

Formations suivies (capacitation du personnel)

En plus des formations données aux bénéficiaires, l’équipe technique du Comité Anti-Bwaki a bénéficié des formations sur plusieurs thèmes dont l’aménagement des bas-fonds qui a consisté principalement à réaliser les études topographiques, à la production et l’interprétation des plans.

Prélèvement des données topographiques dans le marais Ibere.

Réalisation de l’adduction d’eau potable à Lurhala par la CAB en 2017
Partagez :