L’une des jeunes entrepreneurs agricoles accompagnés par le Comité Anti-Bwaki, mademoiselle Mademoiselle CIKWANINE Yvette, répond aux questions de la CABTV (la chaîne de télévision du Comité Anti-Bwaki) concernant son métier d’agricultrice, à l’exemple de ses parents :

CAB tv : Bonjour Mademoiselle

Cikwanine Yvette : Bonjour !

CAB tv : Comment tu t’appelles ?

Cikwanine Yvette : Je m’appelle Cikwanine Mufungizi Yvette. J’ai 18 ans, j’habite dans le village Mbonobono, dans le Groupement Cirunga, en Territoire de Kabare.

CAB tv : Es-tu mariée ? Et des enfants ?

Cikwanine Yvette : Je ne suis pas encore mariée.

CAB tv : Tu habites seule ou avec tes parents ?

Cikwanine Yvette : Je vis toujours avec mes parents.

CAB tv : Que font tes parents ?

Cikwanine Yvette : Ils sont agriculteurs

CAB tv : Tes parents aimeraient-ils que tu exerces le même métier d’agriculteur ?

Cikwanine Yvette : Ils veulent que je fasse l’agriculture, comme activité de départ, pour pouvoir évoluer par après avec l’élevage ou le commerce.

CAB tv : Tes parents rencontrent-ils des difficultés dans leur travail ?

Cikwanine Yvette : Parmi les difficultés que je vois, il y a le vol des produits sur le champ. Au moment de la récolte, parfois une partie des produits a été volée. L’autre problème, c’est la baisse des rendements et de la productivité des champs ; ce qui influe sur les recettes au moment de la vente.

CAB tv : Pour quelles raisons, tu t’es lancée dans l’agriculture ?

Cikwanine Yvette : Je veux que mes petits frères et petites me prennent pour modèle. Je me suis aussi lancée parce que je dois avoir des revenus pour subvenir à mes besoins sans devoir recourir chaque fois aux parents. Quand je récolte mes amarantes, je suis contente de les vendre et d’avoir de l’argent. J’imite mes parents depuis que je suis toute petite ; et c’est pour cela que j’avais choisi d’aller faire l’école technique agricole et vétérinaire à Mubanda. Après mes études secondaires, mes parents m’ont donné le champ que je cultive.

CAB tv : Et maintenant tu t’es adressée au Comité Anti-Bwaki. Comment as-tu été informée que le CAB s’intéresse aux jeunes comme toi ?

Cikwanine Yvette : C’est grâce aux superviseurs du CAB qui accompagnent notre Comité de développement ASSODECI. J’ai assisté aux séances d’animation qu’ils ont organisées.

CAB tv : Tu connaissais le CAB avant?

Cikwanine Yvette : Oui, Je voyais depuis longtemps les animateurs du CAB venir chez-nous, visiter ma famille et donner des conseils.

CAB tv : Qu’attends-tu du CAB concrètement ?

Cikwanine Yvette : J’attends du CAB toutes les formations qui vont me permettre d’être meilleure dans mes activités, d’être réellement une bonne agricultrice. Je veux augmenter mes récoltes et gagner suffisamment d’argent en vendant mes produits afin d’être financièrement forte et autonome. Je veux améliorer ma façon de faire, produire beaucoup, transformer et vendre comme il faut. J’ai besoin de bonnes semences parce que je voudrais associer d’autres jeunes de mon village qui viennent à moi et qui veulent aussi s’engager.

CABtv : Quel est ton rêve en faisant ce travail ?

Cikwanine Yvette : Je rêve que, grâce à l’agriculture, j’ai des revenus qui me fassent respecter. Disposer des bêtes d’élevage dans une petite ferme, avoir aussi un personnel qui m’aide à réaliser de grandes récoltes, ce qui poussera les autres jeunes à quitter la paresse et les petits boulots insignifiants pour devenir des producteurs.

CAB tv : Et sans le CAB ou l’appui du CAB, quelles sont tes perspectives d’avenir ?

Cikwanine Yvette : Avec mes seuls efforts et l’aide de Dieu, j’’espère que dans 5 ans je pourrais m’acheter une chèvre avec mes récoltes et commencer l’élevage. Je produis aussi des plants de reboisement que je vends à ceux qui en ont besoin ; j’espère que cette activité pourra aussi me permettre d’augmenter mon revenu.

CABtv 2018

Témoignage d’une jeune entrepreneur agricole de Cirunga.
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